Aie aie aie, c’est pas que j’ai un emploi du temps aussi chargé que celui d’un ministre, mais pas facile de trouver du temps pour vous faire partager un ptit bout de niou zélande. D’un autre côté c’est bon signe : pas le temps de s’ennuyer, voire même pas assez pour dormir… ahh je manque mon lit comme disait ma correspondante suèdoise.
Semaine -1, waaa finalement c’est passé super vite.
Dernier week end en vadrouille, je viens de rentrer d’une rando mamma mia de 2 jours dans le parc national des Nelson Lakes. J’y ai entraîné Tremain, mon “remplaçant”. Tremain vient d’arriver des States (Virginie) et prend mon relais pour le stage au centre de recherche.
Crapahuter, transpirer, prendre une douche dans une cascade, un jacuzzi quasi glacial, re-crapahuter, waaa c’est raide, des cailloux et encore des cailloux et des cascades de partout, puis l’arrivée !! Deux lacs entourés de montagnes, un camaieu de bleus, turquoise à outremer. Le temps d’envoyer balader les sac à dos et les chaussures qui fument encore, et re-plouf. Purée c’est FRAIS !!! Ici pas de refuges de montagne privés mais des HUTS. Ce sont des refuges publics gérés par le DOC (departement of conservation). A l’intérieur l’essentiel, un pôele à bois, une pièce commune, des matelas, et un plan de travail pour se faire sa popote (à condition d’apporter ce qu’il faut, camping gaz et tout le tralala). Mais comme on est des pro (enfin accompagné par un pro, Robert [Robert est le fils d'un chercheur du labo, un fou qui plonge, c'est comme ça que je l'ai rencontré, qui surf, qui marche, qui grimpe aux arbres...) c'était plâtrée de pâtes au sommet, le tout arrosé de pinot noir et sauvignon blanc Cloudy bay (LA winery de la région, là où Robert travaille). Après l'effort, le réconfort. Enfin...confort confort, hmm, à une nuit potentiellement bruyante (rrrrron fffffffff) et odorante dans le dortoir (mmm après 6, 7 h de marche et sans douche [oui malheureusement tout le monde n'est pas assez givré pour se laver dans les cascades et les lacs] nous avons préféré une nuitée sur la “terrasse” à la belle étoile. Re-FRAIS (même en plein été, à 1600m fait pas chaud chaud), enmitoufflée comme une grosse larve dans le sac de couchage, le nez qui dépasse pour respirer quand même, quel spectacle.
Voie lactée.
Il fait froid, je me réveille : waaa les étoiles… je me rendors
J’ai mal au dos sur ce ptit matelas, je me réveille : waaa les étoiles ont encore changé (oui la terre tourne !!!)
J’ai mis tous les vêtements que j’avais dans mon sac à dos, j’ai encore FRAIS et les chausettes ça me serre les pieds, je me réveille : déjà dit mais, quel spectacle !!! Mal au dos, froid, chausettes…c’est déjà oublié…
Impossible de passer une mauvaise nuit.
Je vous passe le récit du lever du soleil sur les lacs… C’était vraiment PAS MAL !!!
Je n’ai pas encore chargé les photo sur mon ordi et je viens de m’apercevoir que j’ai oublié mon appareil photo au labo… Je vous envoie tout ça bientôt !
Rooo pis faut aussi que je vous raconte ça


Comment:
- je me suis retourvée sur une plage, prise en stop par un pêcheur en quad
- je me suis retrouvée à pêcher des Crayfish (sorte de homard) et des pauas (nom maoris pour Abalones, enfin le truc gris/noir que j’ai dans la main là. Depuis ce jour là j’ai une moyenne alimentaire d’1,5 homard par semaine !
- je suis fatiguée, parce qu’après une journée au labo je rentre tout juste d’une sortie snorkeling (masque/tuba), dans une mer aussi claire que du jus de chausette, je n’y voyais même pas le bout de mes palmes… Nan, même pas bredouille : demain on mange des moules !
…
je file au dodo
Bisous


Les filles trinquent, papa au BBQ !


en voilà trois…
et de quatre…
,sept
…huit
neuf, dix, onze, douze… (attention, il ne faut pas s’endormir)










